Je me souviens… du bonheur de nager…

Récemment, la lecture du (super) livre de Lucas Menget sur ses histoires de nageur m’a fait replonger (c’est le cas de le dire !) dans ma propre histoire de nage. J’ai réalisé à cette occasion que cela doit faire à peu près 50 ans que je nage !

Sur le mode « Je me souviens », hommage fort modeste à Georges Perec et souvent pratiqué ici

Je me souviens que j’ai appris à nager vers 5-6 ans sur la plage de Sainte-Maxime (où nous passions un mois tous les étés jusqu’à mon début d’adolescence), avec le maître-nageur de la plage « Canards et dauphins ».

Je me souviens que j’appris ainsi la brasse puis le crawl un peu plus tard et j’ai toujours préféré la brasse.

Je me souviens avoir passé « l’épreuve du kilomètre brasse » sur cette même plage, consistant je crois en 10 allers-retours jusqu’à une bouée située à 50 m du bord. Je me souviens que ce devrait être étonnant de voir une si petite fille réaliser ça seule (je devais avoir 8-9 ans) qu’une partie de la plage me regardait et m’a applaudie à la fin (suis-je en train d’embellir mes souvenirs ?!).

Je me souviens que la piscine de St Germain-en-Laye où je nageais pendant l’année n’avait pu être référencée comme bassin olympique de 50 mètre car il manquait quelques millimètres, ce défaut étant dû à l’épaisseur du carrelage qui n’avait pas été décomptée…

Je me souviens qu’en classe de 1ere, je participais à des compétitions de natation, je devais donc nager pas trop mal.

Je me souviens que, quand j’ai commencé à travailler (à Montparnasse), j’avais prix un abonnement Vitatop car il y avait un club avec une belle piscine sur le chemin à pied entre mon domicile et le travail. Je me souviens que j’en ai peu profité car il a été vite racheté et a fermé.

Je me souviens avoir essayé d’autres clubs avec piscine mais qu’elles étaient toutes petites et pas vraiment faites pour la nage.

Je me souviens avoir essayé plusieurs piscines parisiennes en fonction de mon habitat mais que pendant longtemps, je nageais surtout pendant les vacances, voire plus du tout.

Je me souviens être partie seule dans les îles grecques et, à Santorin, avoir choisi un hôtel sans vue sur la mer mais avec piscine et qu’une dame anglophone m’avait dit que je nageai très bien.

Je me souviens qu’une fois, de retour à Sainte Maxime, mon père avait loué un bateau et je m’étais baignée avec plaisir au large, dans la quiétude, sans le repère de la plage.

Je me souviens m’être baignée dans les eaux transparentes des Seychelles mais avoir plus barboté que nagé.

Je me souviens que je me suis mise à nager plus souvent quand j’ai réalisé que j’aimais beaucoup cela en soi et ne le faisais pas pour la dépense calorique ou l’envie de me muscler.

Je me souviens que je suis beaucoup allée à la piscine Drigny dans le 9e, à l’ouverture à 7h00, mais que parfois elle n’ouvrait pas pour cause d’incident, grève ou entretien et il fallait rentrer chez soi.

Je me souviens qu’un été, j’ai décidé de découvrir d’autres piscines parisiennes et de nager tous les jours.

Je me souviens que quand j’ai déménagé du 18e au 9e, la piscine était nettement plus loin et j’ai alterné un peu avec la piscine Valeyre.

Je me souviens qu’une année, lasse des contraintes horaires des piscines, j’ai adhéré à un club de natation et que l’on nageait le vendredi soir, mais que je n’appréciais pas les consignes rigoureuses de nage.

Je me souviens du bonheur de nager un jour de bon matin à la piscine Molitor réouverte (bassin extérieur) car ils proposaient un (très éphémère) forfait piscine + petit déjeuner à un prix relativement abordable.

Je me souviens que j’ai pendant plusieurs années réservé des vacances, notamment en Italie, en cherchant les lieux avec piscine découverte, car c’est tellement agréable de nager au grand air.

Je me souviens que, pendant longtemps, je n’ai nagé qu’en piscine, sans doute parce que j’allais peu à la mer.

Je me souviens de mon excitation quand j’ai appris que le club 21 Blanche devait ouvrir à proximité de chez moi, avec une piscine de 20 mètres. Je me souviens de la joie de la découvrir.

Je me souviens de la sensation de liberté de nager à nouveau dans la mer il y a quelques années, à Marseille je crois. Depuis, je l’ai refait dès que possible (bravant même des eaux très froides…) et je suis impatiente de recommencer à chaque occasion.

 

Désormais, sauf impossibilité, je nage le matin 6 jours sur 7 dans la piscine du 21 Blanche.  L’abonnement à ce club représente clairement un budget important pour moi mais le bonheur quotidien de nager, les horaires, la proximité, la fiabilité vs les piscines municipales me conduisent chaque année à reconduire mon abonnement. En attendant de peut-être un jour vivre au bord de la mer…

Je me souviens que je me suis intéressée peu à peu à des lectures autour de la nage. Je me souviens du bonheur de découvrir Eloge de la nage d’Annie Leclerc, puis Souvenirs de la marée basse, de Chantal Thomas. Depuis, j’en ai lu d’autres, réflexions, témoignages, compilations, … Celui que j’ai préféré récemment, évoque au début, c’est Nages libres, de Lucas Menget.

Il apparaît clair que la nage est à la mode cette année : livres donc, émissions de radio, articles. Et une très belle série du site culturel indépendant En attendant Nadeau

Et vous, aimez-vous nager ? Avez-vous une activité physique de prédilection que vous pratiquez depuis l’enfance ?

12 réponses
  1. Camille
    Camille dit :

    Je me souviens d’avoir appris à nager au club mickey de la plage de Bénodet (« plier, écarter, serrer »). Je me souviens d’avoir toujours aimé ça mais d’avoir arrêté l’activité extra-scolaire en ce2 parce que ça impliquait de faire des compétitions. Je me souviens d’aller à la piscine toute seule avec une copine en 6e/5e, on barbotait et bavardait plus qu’on ne nageait. Je me souviens quand je travaillais à 2 minutes d’une piscine de 50m et que je devenais accro à mes pauses déj nage de plus en plus longues. Je me souviens que je n’ai jamais réussi à reprendre maintenant que je vis et travaille à plus de 15 minutes du moindre bassin même pas olympique… Mais je ne désespère pas que ça revienne un jour et toute l’actu autour de la nage m’y encourage

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    • Ariane Grumbach
      Ariane Grumbach dit :

      @Camille merci beaucoup pour ce témoignage; j’espère que vous retrouverez l’envie mais c’est sûr que les conditions matérielles comptent, notamment avoir une piscine à proximité…

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  2. Ln22
    Ln22 dit :

    Je me souviens que j’ai appris à nager tard, en cm2, à la piscine de la butte aux cailles avant une classe de mer. Je me souviens avoir toujours adorée l’eau, nager, la mer, les vagues. Je me souviens de baignades fabuleuses en corse avec de l’eau très claire et des poissons multicolores. Et je me souviens que enfant, parisienne, je souhaitais habiter en Bretagne au bord de la mer. 40 ans après, je vis en Bretagne, au bord de la mer et je me baigne le plus souvent possible de mai à octobre. Pas assez endurante pour les mois de novembre à avril. Trop froide ! Les livres cités me redonnent l’envie de nager en piscine. Merci beaucoup pour ce post. Détail technique : déjeuner avant ou après la piscine à 7h ?

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    • Ariane Grumbach
      Ariane Grumbach dit :

      @ln22 merci beaucoup, que de jolis souvenirs et quelle chance de vivre en bord de mer, j’en rêve ! Avez-vous essayé la nage avec combinaison en saison froide ou est-ce vraiment trop dur ? Pour info, je me lève, j’enfile mon mailllot et je pars à la piscine, je ne mange jamais avant et parfois juste en rentrant ou un peu plus tard, selon ma faim et mon temps disponible

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  3. Corinne M
    Corinne M dit :

    Je me suis remise à nager en mai, avec un grand plaisir. J’ai la chance dans ma ville Pau d’avoir un bassin de 50 mètres en extérieur ouvert toute l’annee….qu’il est agréable de nager à l’air libreet de contempler les arbres entre 2 longueurs. Je vais lire Nages libres…vous m’avez donné l’envie de ce livre. Bonne journée et bonne nage. Corinne

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    • Ariane Grumbach
      Ariane Grumbach dit :

      @Corinne ah, nager en plein air, quel bonheur ! J’espère que Nages libres vous plaira, j’ai adoré ce livre et visiblement je ne suis pas la seule, vu la jolie couverture presse qu’il a.

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  4. Chantal
    Chantal dit :

    Moi j’ai appris à un âge plus que respectable il y a 15 ans puis le hasard a fait que j’ai peu eu l’occasion de me replonger dans une piscine, oui la mer n’est pas loin mais faisant dans cet élément facilement des malaise vagal je préfère une piscine… Et bonheur la semaine dernière nos voisins nous ont invités dans leur piscine, il m’a fallu du temps mais j’ai retrouvé sensations et réflexes ! Fière de moi. Je pense m’inscrire si je trouve des créneaux horaires correctes.

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  5. Albertini Anne
    Albertini Anne dit :

    Je me souviens comme ma mère était fière que ses trois enfants sachent nager. L’été nous partions à vélo à travers la Beauce pour passer l’après-midi au bord d’une ballastière .
    Et adolescente aux grandes vacances, à bicyclette toujours, je rejoignais mes copines pour effectuer ( sans technique aucune) des longuets à la piscine de la Courtille de Chartres , aujourd’hui hélas démolie. Il y avait aussi, quand certains d’entre nous avaient une voiture, les piscines campagnardes de Brou ou Illiers ( le Combray de Proust) où nous montions nos canadiennes . Il y eut les fin d’été dansle Finistère , chez les grands-parents et les plongeons joyeux à  » Guidigjlaz » dans le Canal de Nantes à Brest à l’endroit même où mon père , 40 ans plus tôt faisait de même avec sa bande appelée  » les copains de l’œil près de la joue  »
    J’arrête, j’ai bientôt 70 ans et j’ai nagé dans tant d’endroits , c’est un tel bonheur à chaque fois même si je n’ai toujours aucune grâce ni célérité !
    Bonne journée

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