Ariane Grumbach
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    Collation, encas, goûter : oui ou non ?

    Accueil, Pistes pour bien manger

    Il y a quelques jours, j’ai été interviewée par un magazine féminin sur le sujet de la collation. Car la journaliste s’étonnait de voir fleurir sur les réseaux moult suggestions de « collations healthy ». Elle voulait mon avis. Comme je me doute que notre échange n’est repris que succinctement, ça m’a donné l’idée d’en parler ici.

    Doit-on prendre une collation (un goûter, un encas…) l’après-midi ?

    Je ne suis pas pour les règles générales, les injonctions. Donc, ma réponse est : ça dépend !

    Pour mémoire, mon leitmotiv : nous sommes toutes différentes. Nous avons un appétit différent. Ceci-dit, chaque personne a une durée limite qu’elle peut tenir entre deux repas. C’est en général de l’ordre de 6 à 7h. Ainsi, si on mange vers 12h30, il est assez logique d’avoir faim vers 19h00-19h30. Mais ce n’est pas toujours le moment où l’on peut manger. Je vois fréquemment des personnes qui, pour des raisons professionnelles, familiales, sportives ou autre, dînent vers 21h00. Dans ce cas, elles risquent d’avoir très faim à cette heure-là car il s’est passé peut-être 8-9h depuis le déjeuner. Il est donc souhaitable, autant que possible, de prendre un encas autour de 16h30-17h30 pour ne pas arriver au dîner en ayant trop faim (ou se jeter sur le repas des jeunes enfants si on en a).

    En revanche, si par exemple, vous déjeunez à 13h00 et rentrez dîner avec vos enfants vers 19h00, vous n’avez probablement pas besoin d’une collation dans l’après-midi.
    D’autres personnes ont naturellement un appétit modéré et mangent peu aux repas d’où un retour plus rapide de la faim. Elles ont en général besoin de manger quatre fois par jour et il n’y a pas de raison de s’en empêcher.

    Pourquoi on mange ou pas ?

    Beaucoup de personnes n’écoutent pas les besoins de leur corps. Parfois, elles écoutent un conseil extérieur : certains nutritionnistes recommandent un encas de façon systématique, non personnalisée, en imaginant que cela rendra l’envie de manger du soir plus légère. Ce qui n’est pas sûr du tout : j’observe que se précipiter pour manger en rentrant chez soi le soir est bien souvent davantage un besoin de décompresser qu’une question de faim. Il arrive aussi que des personnes mangent une collation car elle est là, elle est prévue, donc il faut la manger sans se poser la question de la faim.

    A l’inverse, je vois beaucoup de femmes qui auraient besoin d’un encas et ne le prennent pas.
    Du fait de certaines croyances ou injonctions : « le goûter, c’est pour les enfants », « il ne faut pas grignoter entre les repas ». Ou parce qu’elles n’y pensent pas. Ou oublient d’emporter quelque chose. Ou alors, elles ne savent pas quoi manger.

    Comme j’aide notamment les personnes à se reconnecter à leur sensation de faim si elle s’est perdue, certaines personnes qui me consultent ne prennent pas d’encas car elles me disent qu’elles n’ont pas faim vers 16h30-17h30. Je leur explique que surtout, on ne doit pas être rigide par rapport à la sensation de faim, il n’y pas lieu de chercher à la respecter parfaitement. Dans ce cas-là, même si on n’a pas très faim, il peut être utile de prendre un petit encas en prévision de ne pas rentrer affamée chez soi, de faire coïncider la faim et l’heure du repas.

    exemple de collations

    Quoi manger ?

    Ce que vous voulez. Je répète, je ne suis pas dans les injonctions et chaque personne a ses goûts et ses besoins spécifiques.

    Ceci-dit, il me semble qu’une collation devrait répondre à trois critères :

    – être pratique (disponible, nomade, sans préparation ou alors très courte, adaptée au fait d’avoir un frigo ou pas),
    – être plaisante (le plaisir est essentiel pour vous sentir rassasiée et passer à autre chose)
    – en quantité adaptée, ni trop ni trop peu, pour vous permettre d’arriver à l’heure du diner avec une bonne faim sans être affamée. Selon les personnes, outre la quantité, l’aspect sucré peut entraîner un moindre rassasiement dans la durée.

    C’est donc très personnel. Je vous donne quelques exemples :

    – Du pain et du chocolat
    – Du pain et du fromage
    – Un fruit
    – Une compote
    – Quelques amandes ou autres oléagineux,
    – Un laitage
    – Le dessert du déjeuner
    – Un cracker et du fromage à tartiner
    – Une part de gâteau maison peu sucré
    – Un muffin salé
    – Deux-trois biscuits
    – Une barre de céréales maison (plein de recettes en ligne si cela vous dit et que vous avez le temps)
    – Un truc à la mode comme une « energy ball » à base de datte

    Ou une association de deux de ces éléments.

    Comment manger ?

    Autant que possible, faites une vraie pause plutôt que manger en travaillant et pratiquez les 4 AS.

    En conclusion, l’important est d’expérimenter pour trouver ce qui vous convient à vous personnellement en termes d’aliment, d’horaire, de quantité.
    Pour ma part, par exemple, je prends rarement de collation car, en général, je déjeune tard, après les consultations du déjeuner. Cela peut totefois m’arriver si je sais que je vais dîner très tard.

    Et vous, quelle est votre relation à ce mini-repas ?
    17 mai 2026/2 Commentaires
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    https://www.arianegrumbach.com/wp-content/uploads/2018/02/logo_AG.jpg 0 0 Ariane Grumbach https://www.arianegrumbach.com/wp-content/uploads/2018/02/logo_AG.jpg Ariane Grumbach2026-05-17 15:18:162026-05-18 08:26:08Collation, encas, goûter : oui ou non ?
    2 réponses
    1. Clémentine
      Clémentine dit :
      23 mai 2026 à 15 h 47 min

      J’aime beaucoup le goûter car c’est un moment « plaisir », où je peux manger un morceau de gâteau, que je n’arriverais pas à manger au déjeuner ou au dîner faute d’appétit.
      Je ne me suis pas encore reconnectée à ma sensation de faim, alors je me « force » un peu pour maintenir la collation – c’est utile et important pour m’aider dans ma renutrition. Et j’ai souvent l’agréable surprise de constater que même si je n’ai pas faim au moment de faire le goûter, je me sens mieux après, et cela ne m’empêche pas de dîner. Néanmoins, je ne suis pas rigide, si cela ne s’y prête pas ou si je ne me sens vraiment pas de faire une collation, je fais sans.
      C’est un rituel que j’aurai probablement plaisir à garder même quand mon objectif de renutrition sera atteint car je trouve que c’est l’occasion de faire une pause, de prendre une boisson chaude, et de savourer. Bref, de me faire du bien !

      Répondre
      • Ariane Grumbach
        Ariane Grumbach dit :
        26 mai 2026 à 17 h 11 min

        Bonjour Clémentine, merci beaucoup pour ce témoignage, aucune raison de supprimer ce rituel s’il vous fait du bien et ne vous coupe pas l’appétit pour le dîner

        Répondre

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