Ariane Grumbach
    • Qui suis-je ?
    • Ateliers & co
    • Consultations
    • Entreprises
    • Blog
    • Podcast
    • Témoignages
    • Médias
    • Contact
    • Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Rechercher
    • Menu Menu
    Blog - A la une

    J’ai lu Xavier Denamur et…j’ai été partagée

    Activités, medias, lectures..., Restaurants & Shopping
    Ariane Grumbach - L'art de manger

    J’ai connu Xavier Denamur, restaurateur parisien pourfendeur de la mauvaise alimentation et de l’opacité en cuisine lorsqu’il a sorti son film République de la malbouffe en 2012. J’en avais fait un  billet de blog, il l’avait lu et apprécié, on a échangé en ligne et on a fini par se rencontrer un peu plus tard. Puis j’ai déjeuné avec plaisir plusieurs fois dans son restaurant Les Philosophes dans le Marais. J’ai suivi régulièrement ses actions énergiques et persistantes pour la transparence dans la restauration.

    Il est passé à une étape supplémentaire en écrivant un livre, Et si on se mettait enfin à table ?, titre bien sûr à double sens… Car ce que beaucoup retiendront principalement de son livre, c’est qu’il révèle toutes les étapes et les modalités de son parcours dans la restauration, la place incontournable du « black » dans métier et son chemin vers l’honnêteté fiscale.

    20150503_141158.jpg

    La transparence est méritoire et pas facile mais cela m’a mise quand même un peu mal à l’aise. J’ai un grand respect pour une vie de travail acharné, d’exigence, d’enthousiasme, de rigueur dans la gestion de ses restaurants, je mesure le courage de reconnaître ses excès et ses erreurs. Je ne suis pas naïve, je sais que les choses ne sont pas simples. Mais, en même temps, j’ai eu l’impression d’un exercice un peu long d’auto-justification sur le mode « faute avouée à moitié (complètement ?) pardonnée »… Sous couvert de propositions (que je ne saurais juger) pour réformer l’ensemble du système. Détail peut-être, j’ai aussi été gênée quand il retient principalement d’un fameux député atteint de « phobie administrative » son audace… 

    En revanche, j’adhère totalement à la deuxième partie où il développe avec passion son combat, en tant que restaurateur, citoyen et père, pour le fait maison et la transparence, pas seulement dans les restaurants mais aussi dans les cantines. Il montre qu’on peut, avec force, ténacité, sens de la communication, faire avancer petit pas par petit pas, la cause d’une meilleure alimentation dans les écoles. J’aime quand il met en avant les cuisiniers, comme un certain Bernard archi-dévoué à la cause de la bonne nourriture, qui font le maximum avec des moyens limités pour préparer de bons repas dans les collectivités. J’aime quand il se bat en tant que parent pour en savoir davantage sur les aliments servis au-delà du pseudo-équilibre des repas. J’approuve quand il s’interroge sur l’équilibre théorique et l’équilibre réel des repas. Cela me rappelle mon stage en cuisine collective de collège : j’avais fait un comptage des restes sur les plateaux en fin de service et, sans étonnement, les restes de jardinière de légumes étaient bien supérieurs à ceux de frites…

    Combat louable et difficile, où il faut sûrement se regrouper et persévérer. Je suggère parfois aux patients-parents qui se lamentent sur ce que mangent leurs enfants de regarder comment ils pourraient être actifs sur le sujet, de s’impliquer peut-être dans les associations de parents d’élèves, les commissions de menus… Mais en même temps, de relativiser en se disant que la cantine, cela représente 4 ou 5 repas sur une semaine sur 28 (3 repas principaux et un goûter par jour) et donc de ne pas renvoyer la balle de l’éducation alimentaire à la seule école : ils peuvent aussi agir eux-mêmes sur la vingtaine d’autres repas…

    J’aime quand il défend la cuisine goûteuse, les bons produits qu’il se démène pour faire venir à Paris, quand sa principale obsession est la satisfaction du client, quand il déplore la nutritionnalisation de l’alimentation, les applications compteuses de calories et les gourous du diététiquement correct (je crois qu’il ne me met pas dans ce lot ;-)). J’aime quand il se dit restaurateur, juste restaurateur et pas psychologue ou sociologue. Quand il a une « sainte horreur des cuisines de niche » mais propose quand même, dans son restaurant, une offre végétarienne à côté de la viande et du poisson. 

    Au global, j’aime sa liberté de ton et je me retrouve dans son combat pour la « bonne bouffe », dans un style certes différent…

    7 mai 2015/2 Commentaires
    Partager cette publication
    • Partager sur Facebook
    • Partager sur X
    • Partager sur WhatsApp
    • Partager sur Pinterest
    • Partager sur LinkedIn
    • Partager par Mail
    https://www.arianegrumbach.com/wp-content/uploads/2018/02/resto.jpg 200 829 Ariane Grumbach https://www.arianegrumbach.com/wp-content/uploads/2018/02/logo_AG.jpg Ariane Grumbach2015-05-07 08:28:002018-02-19 14:29:46J’ai lu Xavier Denamur et…j’ai été partagée
    2 réponses
    1. La semaine d'une gourmette
      La semaine d'une gourmette dit :
      7 mai 2015 à 8 h 55 min

      En ce qui concerne la nourriture des enfants, la première chose à faire c’est, à mon avis, d’arrêter de penser qu’il y a de la « nourriture pour enfants » (et donc des menus enfants dans les restaurants) différente de la nourriture normale (hors bébés, bien sûr). On a toujours fait manger nos enfants comme nous, au resto quand ils étaient petits on leur faisait prendre une entrée ou une demi-portion de plat (qu’aucun restaurateur ne nous a jamais refusé) sur la carte normale, résultat, zéro problème de nourriture, une alimentation variée, et deux gaillards qui préfèrenent largement la bonne nourriture bien cuisinée à la malbouffe. Et vous avez raison, c’est nettement plus à la maison qu’à la cantine que ça se détermine !

    2. Ariane
      Ariane dit :
      9 mai 2015 à 18 h 52 min

      @La semaine d’une gourmette comme je suis d’accord ! Aucune souvenir de repas enfants quand je voyageais avec mes parents il y a bien lontemps : on mangeait de tout, on goûtait, cela participait à notre éducation alimentaire 🙂

    Les commentaires sont désactivés.

    Recevez les articles du blog

    Abonnez-vous à ma newsletter et recevez directement mes derniers articles

    Je m’abonne

    Catégories

    • Accueil
    • Activités, medias, lectures…
    • Bien-être sans régime
    • Du côté des aliments
    • Fondamentaux
    • La parole aux client.e.s/la parole aux gourmandes
    • Minute Gourmande
    • Pistes pour bien manger
    • Plaisirs gourmands
    • Restaurants & Shopping

    Mon compte Instagram

    Pas d’images disponibles pour l’instant

    Suivez-moi sur Instagram

    Mon fil twitter

    Tweets by ArianeGrumbach

    Archives

    Ariane Grumbach

    Diététicienne gourmande qui aide à faire la paix avec la nourriture.

    Contactez-moi

     06 63 65 22 32

    Plan du site

    Qui suis-je ?
    Consultations
    Entreprises
    Blog
    Podcast
    Témoignages
    Médias
    Contact

    Suivez-moi

    Recevez ma newsletter

    Abonnez-vous à ma newsletter et recevez régulièrement mes actualités

    Je m’abonne
    ©2026 - Ariane Grumbach. Tous droits réservés. Mentions légales - Politique de confidentialité
    Lien vers: J’ai lu Guy Birenbaum et… j’ai été touchée Lien vers: J’ai lu Guy Birenbaum et… j’ai été touchée J’ai lu Guy Birenbaum et… j’ai été touchéeAriane Grumbach - L'art de manger Lien vers: J’ai lu « Je dis enfin stop à la pression » et… j’ai été bluffée Lien vers: J’ai lu « Je dis enfin stop à la pression » et… j’ai été bluffée Ariane Grumbach - L'art de mangerJ’ai lu « Je dis enfin stop à la pression » et… j’ai...
    Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut